Voici donc l’issue (finale ?) du combat entre Microsoft et Yahoo : le géant de Redmond a décidé de retirer son offre sur le moteur de recherche, mais pourrait revenir à l’assaut si la société de Jerry Yang prend l’eau, avec une offre moins généreuse cette fois-ci.Jerry Yang ne voulait pas voir Yahoo dans les mains de Microsoft, et ce ne sera donc pas le cas, du moins pour le moment. Steve Ballmer, PDG de Microsoft, a décidé de laisser Yahoo à son propre sort, et de retirer son offre d’achat.
Il a expliqué que malgré les efforts de la société, et notamment la hausse de l’offre de cinq milliards supplémentaires, Yahoo n’a jamais paru intéressé. Mais les finances n’ont pas été les seules raisons pour Microsoft d’abandonner son offre. Puisque la plupart des observateurs s’attendaient à ce qu’il lance une OPA hostile, sans demander l’accord de Jerry Yang, PDG de Yahoo.
Voici donc un scénario qui laisse plusieurs possibilités. Soit Yahoo reprend rapidement le chemin de la croissance, soit les résultats continuent d’être mitigés et dans ce cas là, Microsoft aura tout le loisir de relancer une OPA. De toute évidence, l’action de Yahoo risque fortement de chuter lundi soir à la bourse.
Yahoo ? Microsoft ?
La solution pour Yahoo se trouve aujourd’hui surement chez son concurrent, Google, le géant du marché de la publicité. Si la société de Jerry Yang n’arrive pas réellement à décoller, Google, lui, progresse de trimestre en trimestre,
sans se soucier de la crise. Il semble qu’un nouveau partenariat pourrait avoir lieu cette semaine entre les deux sociétés : une alternative intéressante mais qui induit que Yahoo soit à la merci de son principal concurrent sur ce secteur.
Côté Microsoft, on reste serein. Rien n’est perdu, et les choses peuvent encore changer sur le marché. Yahoo restant une cible potentielle. Mais pour le géant des éditeurs, il faut désormais trouver un moyen d’étendre sa présence online. Les analystes, quant à eux, pensent que Microsoft devrait chercher d’autres alliés sur le Web, puisqu’il a la capacité de devenir numéro deux, sans Yahoo cette fois-ci… L’avenir nous le dira !
Source :
www.linformaticien.com